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Diplôme auxiliaire de vie : DEAES ou ADVF, choisir selon le métier visé

Laure Simon 7 min de lecture
Diplôme auxiliaire de vie DEAES ou ADVF : choisir sa certification

Deux certifications permettent de se préparer au métier d’auxiliaire de vie : le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES) et le titre professionnel assistant de vie aux familles (ADVF). L’ancien DEAVS a été remplacé. Le choix dépend surtout du lieu où vous souhaitez travailler et du type d’accompagnement envisagé. Certains employeurs recrutent sans diplôme, mais une qualification reconnue apporte des compétences essentielles et facilite l’accès à des postes qualifiés.

DEAVS, DEAES, ADVF : identifier la bonne certification

L’expression « diplôme auxiliaire de vie » désigne plusieurs parcours, et non une certification unique portant exactement ce nom. Pour éviter de choisir une formation inadaptée, il faut distinguer le métier exercé, le diplôme préparé et une simple attestation de formation.

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Le DEAVS a été remplacé, pas invalidé

Créé en 2002, le diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) a fusionné en 2016 avec le diplôme d’État d’aide médico-psychologique (DEAMP) pour donner naissance au DEAES. Les personnes déjà titulaires du DEAVS conservent leur diplôme : son remplacement ne leur impose pas de recommencer une formation.

Attention aux descriptions anciennes : le premier DEAES comportait un tronc commun, 3 spécialités et 4 domaines de compétences, contre 6 pour le DEAVS. Les spécialités concernaient le domicile, les structures collectives et l’éducation inclusive. Depuis la réforme de 2021, le DEAES est organisé en 5 blocs de compétences, sans ces spécialités. Une page proposant encore de choisir la spécialité « accompagnement de la vie à domicile » décrit donc l’ancienne organisation.

Deux qualifications de niveau 3

Le DEAES est un diplôme d’État du secteur social. L’ADVF est un titre professionnel du ministère du Travail. Tous deux sont de niveau 3, comme le CAP, mais ils ne couvrent pas exactement les mêmes activités. Ce niveau ne signifie pas qu’un CAP est nécessaire pour entrer en formation. Une attestation de présence délivrée après un stage court ne remplace, elle, ni le diplôme ni le titre professionnel.

Choisir entre DEAES et ADVF à partir du poste souhaité

Le bon point de départ consiste à regarder les offres d’emploi autour de chez vous. Les intitulés « auxiliaire de vie », « assistant de vie » et « accompagnant éducatif et social » peuvent recouvrir des missions proches, avec des exigences différentes selon l’employeur et le public accompagné.

Infographie comparative du diplôme d’auxiliaire de vie entre le DEAES et le titre professionnel ADVF
Infographie comparative du diplôme d’auxiliaire de vie entre le DEAES et le titre professionnel ADVF
CritèreDEAESTitre professionnel ADVF
OrientationAccompagnement quotidien, social et éducatif de personnes en situation de vulnérabilitéAide à la vie quotidienne des personnes et des familles, principalement à domicile
NiveauNiveau 3Niveau 3
Lieux d’exerciceDomicile, établissements et services sociaux ou médico-sociauxDomicile, services à la personne, emploi direct
Durée indicativeParcours souvent présenté sur 12 à 24 mois, selon l’organisation et les allègementsDes parcours proposent 700 à 850 heures ; volume à vérifier auprès du centre
BudgetDevis individualisé selon le statut et le parcoursDevis individualisé selon le statut et le parcours

Privilégiez le DEAES si vous souhaitez un accompagnement social et éducatif approfondi, avec des possibilités d’exercice auprès de différents publics et en établissement. Il prépare notamment à participer au projet individualisé de la personne et au travail d’équipe.

Envisagez l’ADVF si votre projet concerne surtout le maintien à domicile : entretien du logement et du linge, accompagnement dans les actes essentiels du quotidien, mais aussi relais parental auprès d’enfants à domicile. Vérifiez donc que l’ensemble du programme correspond à votre projet.

Aucun des deux ne garantit automatiquement un poste, un salaire précis ou l’accès à la fonction publique. Pour un emploi public, les modalités de recrutement dépendent du poste et du statut. Après quelques années, une évolution vers d’autres métiers, notamment aide-soignant, peut être envisagée avec une formation complémentaire et d’éventuels allègements, jamais par équivalence automatique.

Une formation qui apprend autant à observer qu’à aider

La formation associe enseignements, exercices pratiques et périodes en milieu professionnel. L’alternance permet de relier les apprentissages aux situations rencontrées chez les personnes accompagnées. Le volume exact et le calendrier dépendent de la certification, du centre et de votre parcours antérieur.

Les apprentissages portent notamment sur l’hygiène, la préparation des repas, les déplacements, la prévention des risques et le respect de l’intimité. Ils développent aussi l’écoute, la communication et les transmissions professionnelles. L’auxiliaire de vie ne se substitue pas à un professionnel de santé : savoir reconnaître les limites de son intervention fait partie du métier.

Le domicile est un creuset où se rencontrent habitudes de vie, contraintes matérielles et attentes des proches. Un repas non consommé, par exemple, ne signale pas nécessairement un manque d’appétit : des couverts difficiles à saisir ou un emballage impossible à ouvrir peuvent être en cause. Apprendre à observer avant de faire à la place permet de préserver l’autonomie. C’est un bon critère pour juger une formation : apprend-elle seulement des gestes, ou aussi à comprendre ce qui empêche la personne d’agir ?

Les stages servent également à éprouver votre projet face aux horaires décalés, aux déplacements, à la fatigue physique et à la charge émotionnelle. Un appartement pédagogique et des mises en situation sont utiles, mais ne remplacent pas l’expérience encadrée auprès des publics concernés.

S’inscrire et financer son parcours sans mauvaise surprise

Pour le DEAES, l’admission repose généralement sur l’examen d’un dossier et un entretien, avec des situations d’admission de droit prévues par les textes. Les mentions d’un concours systématique comportant un écrit et un oral renvoient à d’anciennes modalités. Pour l’ADVF, le centre peut proposer un entretien et un positionnement afin d’évaluer les besoins en français, calcul ou compétences de base.

Avant de vous engager, contactez plusieurs organismes et demandez :

  • L’intitulé exact de la certification et sa fiche au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
  • Le calendrier, les heures en centre et les périodes pratiques.
  • Les conditions d’admission et les allègements possibles.
  • L’aide à la recherche d’un employeur ou de stages.
  • Le devis détaillé, incluant les éventuels frais d’examen et de matériel.

Selon votre situation, le financement peut mobiliser le CPF, France Travail, la Région, votre employeur ou un OPCO. En alternance, le financement s’organise dans le cadre du contrat. Obtenez un accord avant le début de la formation et vérifiez séparément votre rémunération ainsi que les frais de transport. Si vous avez besoin d’aménagements, sollicitez le référent handicap du centre dès la candidature.

Faire reconnaître son expérience grâce à la VAE

La validation des acquis de l’expérience peut permettre d’obtenir le DEAES ou l’ADVF sans suivre tout le cursus. Elle s’adresse aux personnes dont les activités correspondent aux compétences attendues. Il ne faut plus retenir automatiquement l’ancienne règle d’un an minimum : faites vérifier les conditions actuelles applicables à la certification visée.

  1. Identifier la certification adaptée en comparant vos activités au référentiel.
  2. Faire étudier votre candidature selon la procédure du certificateur.
  3. Préparer les preuves : situations professionnelles analysées, responsabilités et compétences mobilisées, sans divulguer d’informations confidentielles.
  4. Passer l’évaluation, qui peut comprendre un entretien et, selon la certification, une mise en situation.

Le jury peut accorder une validation totale, partielle ou aucune validation. Un accompagnement aide à décrire précisément votre pratique : expliquer comment vous adaptez une aide au repas est plus démonstratif que mentionner seulement « préparation des repas ». Pour choisir votre prochaine étape, demandez au centre de comparer avec vous formation complète, parcours allégé et VAE, sur la base de votre expérience réelle.

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